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Des moustiques exotiques tels que le moustique tigre ont pu s'implanter dans le sud de l'Europe à cause de la mondialisation et du réchauffement climatique. Ils remontent vers nos contrées...

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17.10.2017
Summary: 
Des moustiques exotiques tels que le moustique tigre ont pu s'implanter dans le sud de l'Europe à cause de la mondialisation et du réchauffement climatique. Ils remontent vers nos contrées. L'Institut de Médecine Tropicale (IMT) cherchera désormais à déceler les moustiques tigres...
19.03.2015
Summary: 
Une trentaine de pays se sont réunis les 10 et 11 décembre à Bruxelles pour une réunion de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur l'environnement et la santé. Il s’agissait de la troisième réunion de Taskforce Environnement-Santé (environment and Health Taskforce – EHTF). Les pays...
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Incidence de la pollution de l'air sur la santé à Bruxelles, à Liège et à Anvers

La pollution de l'air représente un danger pour la santé publique. Si la quantité de particules fines dans l'air diminue, des centaines de personnes en moins décéderont, sur une base annuelle, d'affections cardiaques et respiratoires. Telle est l'une des conclusions de l'étude du NEHAP « Villes et pollutions », qui avait été présentée en 2008. Avaient fait l'objet de cette étude les conséquences de la pollution de l'air sur la santé dans 3 villes belges : Bruxelles, Anvers et Liège. Au cours d'une deuxième phase du projet, les résultats ont été communiqués aux communes.

Pourquoi cette étude ?
 
Calculer l'effet de la pollution de l'air sur la santé publique, comme le nombre de décès ou d'admissions à l'hôpital, sert deux objectifs : cela permet d'une part, d'avoir un aperçu de la situation actuelle et, d'autre part, une telle étude fournit à l'ensemble des décideurs politiques locaux que régionaux des outils leur permettant de lutter de manière plus efficace sur le plan politique contre la pollution de l'air.
 
La méthodologie
 
Depuis de nombreuses années, l'Union européenne soutient le système APHEIS (Air Pollution and Health: A European Information System) destiné à mesurer l'impact de la pollution de l'air sur la santé. Cette méthodologie a également été utilisée dans l'étude belge du NEHAP « Villes et pollutions ».

 

Dans cette étude, c'est essentiellement la quantité de PM10 qui a été mesurée. Il s'agit d'une particule fine faisant moins de 10 micromètres de diamètre. En guise de comparaison, un cheveu humain a une mesure moyenne de 70 micromètres. Les particules plus petites que PM10 peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires.

 

La quantité de MP10 a été mesurée par le biais de stations. Les données sur la pollution de l'air sont des données publiques, qui ont pu être obtenues facilement dans les trois villes concernées.

 

Les données relatives à la mortalité ont été obtenues par le biais des avis de décès.

 

Les chiffres concernant les admissions en hôpital ont été obtenus auprès du Service public fédéral Santé publique.
 

Organisation de l'étude
 
Pour Bruxelles, les 19 communes constituant la Région de Bruxelles-Capitale, représentant un total de 999.899 habitants, ont été associées à l'étude. Pour Liège, l'étude a porté sur 10 communes représentant un total de 428.234 habitants et pour Anvers, elle a porté sur 7 communes représentant un total de 567.728 habitants.Cette étude a donc porté sur une population totale de près de 2 millions d'habitants.

 

C'est en 2004 que cette étude a été réalisée.

 
Les résultats de l'étude
 

Dans les 3 villes, l'impact des PM10 a été étudié pour le très court terme (48 heures), le court terme (40 jours) et le long terme.

  • Pour le très court terme : si la quantité de PM10 est ramenée à 20 microgrammes par mètre cube, 163 décès prématurés(83 de nature cardiovasculaire et 43 de nature respiratoire) peuvent être évités chaque année.
  • Pour le court terme : si la quantité de PM10 est ramenée à 20 microgrammes par mètre cube, 331 décès prématurés(194 de nature cardiovasculaire et 140 de nature respiratoire) peuvent être évités chaque année.
  • Pour le long terme : si la quantité de PM10 est ramenée à 20 microgrammes par mètre cube, 1079 décès prématurés peuvent être évités chaque année.

 

 

C'est à Liège que l'impact a été le plus grand, même si les différences avec Bruxelles et Anvers n'étaient pas significatives.

 

La mortalité infantile en Europe étant de toute manière faible, le taux de mortalité lié à la pollution de l'air est également très bas. Si la quantité de PM10 est ramenée à 20 microgrammes par mètre cube, 2,47 peuvent ainsi être évités décès chez les enfants.

 

En ce qui concerne les admissions à l'hôpital, la même diminution de MP10 permettrait d'éviter 561 maladies respiratoires et 257 maladies cardiaques.
 

Communication de l'étude
 
Les résultats ont été communiqués aux responsables politiques des différentes communes au cours d'une deuxième phase. L'importance des résultats comme soutien à la politique a été soulignée. Une séance d'information organisée en janvier 2008 a permis des informations contextuelles aux communes. 13 d'entre elles étaient présentes à cette séance d'information. La communication aux décideurs politiques n'a toutefois pas été optimale. À l'avenir, les décideurs politiques de chaque commune recevront une présentation personnalisée, ce qui devrait sans nul doute accroître l'intérêt pour l'étude.

 
Recommandations
 

L'étude formule pour le futur un certain nombre de recommandations :

  • Une telle étude devrait être régulièrement répétée pour toutes les grandes villes de Belgique, afin d'évaluer l'impact de la pollution de l'air sur la santé publique. En effet, la Belgique est un des territoires les plus pollués d'Europe en matière de particules fines contenues dans l'air.
  • Le coût de ces études restera faible. À l'heure actuelle, les chiffres relatifs à la mortalité, à l'admission à l'hôpital ainsi que sur la pollution de l'air peuvent être utilisés de manière particulièrement efficace afin d'évaluer l'impact sur la santé publique des modifications de la pollution de l'air.

 

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